Comment fertiliser à l’urine (vidéo)

#30JoursPourYPenser Numéro 2

Comment fertiliser à l’urine, je partage ici ma façon de gérer cet or liquide qui va jusqu’à doubler certains rendements agricoles! Ceci pour faire suite à l’article précédent Fertiliser à l’urine, enjeux pour l’autonomie alimentaire des villes de demain

Fertiliser à l’urine, enjeux pour l’autonomie alimentaire des villes de demain.

Fertiliser à l’urine, enjeux pour l’autonomie alimentaire des villes de demain.

#30JoursPourYPenser Numéro 1

Aujourd’hui, j’aborde un sujet qui nous passionne tous : la richesse ! On peut l’envisager en argent, en relation humaine, en biens matériels, etc. Mais j’ai envie de l’aborder avec vous en…urine !

Nous allons voir la richesse que cache ce produit que nous sommes condamnés à fabriquer, tous, à vie. Mais nous allons surtout nous concentrer sur les enjeux de son utilisation, dans le cadre de l’agriculture, urbaine notamment. Si vous êtes intéressés par comment produire, stocker, utiliser l’urine en tant que fertilisant, je préfère proposer un article complet à ce sujet. On y reviendra donc !

Avant tout

L’article très résumé

  1. Nous dépendons d’énergies fossiles, pour extraire des engrais fossiles, pour nous nourrir.
  2. Qui dit fossile dit non-renouvelable ; donc, cette stratégie pour subvenir à un besoin primordial est une impasse.
  3. La disponibilité des énergies fossiles se raréfie concrètement : ce n’est pas un secret, les producteurs de pétrole eux-mêmes l’indiquent dans leurs analyses.
  4. Nous allons relocaliser nos économies de fait, à cause du point précédent. C’est mécanique, nous n’y couperons pas.

Mixez tous ces ingrédients : le pétrole dont la disponibilité va décroitre, vecteur d’alimentation (et donc de paix), des villes surpeuplées au regard de nos besoins primaires…Et en face, de l’urine que nous produisons tous, chaque jour, pour créer des systèmes alimentaires indépendant des énergies fossiles. Si ce résumé vous a plu, continuons !

Composition de l’urine

Dans l’urine, On trouve entre autres de l’azote, du phosphore, du potassium sous une forme disponible pour les plantes. Rappelons que les nutriments principalement mesurés en agriculture, sont l’azote, le phosphore, et le potassium. On sait donc que l’urine est une sorte d’engrais plutôt équilibré qui contient globalement ce qu’un engrais industriel contiendrait.

Des retours connus, une gestion maitrisée

Par ailleurs, des études agronomiques ont montré que les rendements agricoles quand on fertilise à l’urine sont globalement similaires à l’engrais industriel, voici des exemples :

Pour finir, un ensemble de bonnes pratiques ont été mis en exergue, du stockage à l’utilisation ; nous parlerons dans cet article des précautions sanitaires suggérées, en insistant avant tout sur deux points :

  • Il me semble important que les mondes agricole et médical fassent front commun pour déterminer les risques, avantages et inconvénients de cette pratique
  • Beaucoup de sources indiquent que l’urine est stérile à la sortie du corps, et qu’un stockage d’une semaine au moins tend à rendre son usage encore plus hygiénique. On en reparle dans les précautions à prendre.

Contexte

La fertilisation industrielle est une fertilisation non-soutenable

Aujourd’hui, l’agriculture industrielle repose sur deux piliers pour assurer son efficacité :

  • La fertilisation à l’aide de ressources non-renouvelables et lointaines
  • La mécanisation

J’ai montré la différence majeure entre efficacité et efficience, dans un article partagé chez nos amis de Humus Pays d’Oc. J’y indiquais en substance que l’agriculture industrielle est efficace mais pas efficiente, et l’utilisation de ressources lointaines est le contraire de l’efficience.

Pour faire le parallèle, imaginez que vous voulez casser une noisette et que vous utilisez un marteau piqueur plutôt qu’un casse-noisette. Pléthore d’énergie dépensée, pour une noisette…

Blague à part, toute utilisation de ressource fossile implique que la méthode est non-soutenable ; c’est donc le cas de l’agriculture industrielle.

Un article du site fertilisation-edu.fr indique qu’environ la moitié de l’énergie utilisée pour produire du blé est dépensée pour produire la part azotée de la fertilisation. Il ne s’agit pas ici de remettre en question l’intérêt de la fertilisation, quelque elle soit : en effet, cela améliore le rendement énergétique au mètre carré, on contribue à produire plus à surface exploitée équivalente ; mais la face cachée est le fait que pour fertiliser de manière industrielle, nous avons besoin d’énergie…On gagne une énergie au champ qu’on a du dépensé en amont ! C’est la cause de l’inefficience de l’agriculture industrielle.

Je vous invite à lire cet article qui me parait faire le point sur la disponibilité des ressources, afin de contrebalancer mon article qui sera « pro-alternatives » de toute façon.

L’enjeu pour les villes

La « surpopulation urbaine » : le problème, c’est la solution

Ne nous leurrons pas, la densité de population de la plupart des villes est trop importante pour aspirer à une complète autonomie alimentaire dans un très court rayon. Ce serait probablement une forme très écologique de société, car il y a certaines pratiques des villes qui ont certains avantages écologiques : concentration de l’économie, facilité de mutualiser des biens et services, habitations à étage (donc surface bétonnée réduite), et sûrement bien d’autres. Seulement, l’agriculture a été bannie des villes, tout simplement. C’est donc un import massif et constant d’énergie de nos campagnes vers nos villes, pour nous alimenter, sans même parler de la fabrication des objets nécessaires à nos vies (le problème est en fait le même).

On se retrouve donc avec des producteurs d’engrais qui urinent toute leur vie ; on rejette cette richesse pour la traiter à l’extérieur de notre écosystème. Le problème est donc la solution : faire de ce besoin biologique un atout pour satisfaire un autre besoin biologique : manger.

Remplacer les animaux dans la gestion de la fertilité

Le même article cité plus haut indique que le tiers de l’azote nécessaire à la fertilisation pour l’agriculture française provient de l’utilisation de leur excrétas : urine et fèces. Si l’on prend l’exemple de l’agriculture urbaine de proximité au 19eme siècle à Paris (Paris était autonome en nourriture locale, l’exemple des jardiniers-maraîchers parisiens résonnent encore actuellement dans les milieux de la micro-agriculture intensive !)[1]. Un de leur secret était l’apport abondant de fumier issu des transports à cheval, majoritairement utilisé à cette époque.

Tout cela n’est clairement plus d’actualité : qui dit ville dit promiscuité et les diverses sensibilités peuvent s’exacerber : essayez de mettre des chèvres dans une résidence, même avec l’espace vert suffisant! Par ailleurs, le temps accordé à des projets vivriers en ville est plus bas qu’à la campagne. Ainsi, la présence de l’animal producteur d’engrais est doublement défavorisée en tant qu’élément des designs agricoles urbains. Les excrétas (ce qui sort du corps) humains tirent ici leur épingle du jeu : ce besoin irrépressible est valorisé en comblant un autre besoin : se nourrir (grâce à l’entretien de la fertilité), une fonction plus difficile à assumer sans animaux intégrés dans le design.

Passer de l’import total à l’autoproduction, en gérant la fertilité

L’import actuel de la nourriture des campagnes pourrait être utilisée pour développer la productivité urbaine. En effet, en recyclant les déchets organiques (urines, fèces, déchets de cuisine) issus de cette importation, nous augmentons la quantité d’énergie dans notre écosystème. Il est possible d’implanter des systèmes agricoles jouissant de cette énergie importée, notamment tant qu’on peut profiter d’énergie fossile pour faciliter l’implantation de ces systèmes (jardins ouvriers, maraîchers bio-intensifs etc.). Ainsi, le rendement potentiel, la biodiversité, l’aggradation des sols, donc la diversité des services écosystémiques (bois, biomasse, matériaux, médicaments, bien-être, etc.) sont autant de paramètres qui feraient tendre nos villes vers la résilience, et l’indépendance aux aléas d’une société à gestion centralisée (ruptures d’approvisionnement principalement). En résumé, on pourrait parler de capitalisme local de l’énergie, en faveur de la soutenabilité.

Comment fertiliser à l’urine

Je n’aborderais pas ici tous les détails, qui seront traités dans un autre article ; mais basiquement, fertiliser à l’urine relève de la fertigation : diluer dans l’eau d’arrosage une certaine dose d’urine. Les recommandations varient du simple au double selon la source, le minimum que j’ai pu lire étant de 1 volume d’urine pour 8 à 20 volumes d’eau. Tout dépend de la culture, de la date de fertilisation, etc.

Voici une astuce simple empruntée à Renaud de Looze, auteur de « L’urine, de l’or liquide au jardin » : prenez un verre à bière de format « pinte » ; il fait 50 centilitres. Remplissez le d’urine, versez le dans le format d’arrosoir le plus habituel, 10 litres. Vous avez là un ratio de 1/20, que vous pouvez utiliser toutes les trois semaines environ. Arrosez vos plantes plutôt au début de leur pousse qu’à la fin, l’azote étant moins utile pour la fructification.

Les précautions à prendre

J’ai indiqué plus tôt que l’urine est stérile, et d’après diverses sources l’usage de l’urine n’est pas dangereux, notamment dans les pays à l’hygiène suffisante comme la France. Malgré tout, des « barrières » sont proposées pour assurer le coup :

Je vais parler ici de celles liées à l’utilisation de l’urine plutôt qu’aux méthodes agricoles et aux protections de santé :

  1. Séparez à la source l’urine et les fèces, car les pathogène se développent quand les deux sont mélangés. Les fèces partent dans un composteur attitré, l’urine dans des fûts, bidons, ou autre.
  2. Stockez l’urine un certain temps avant utilisation. Dans mon cas, je dispose d’un garage en sous-sol : il est constamment frais et obscur, j’ai la place d’y entreposer toute l’urine que je produis en hiver, pour la consommer le moment venu. De manière générale, attendre une semaine à un mois permet d’assurer.
  3. Arrêtez de fertiliser au moins un mois avant la récolte.

Conclusion

J’espère avoir pu vous convaincre : l’urine est une richesse, disponible partout, tout le temps. On peut l’utiliser pour assurer l’autonomie alimentaire des villes. De nombreux retours d’expériences confirment que les rendements doublent quand on l’utilise.

Concernant la récolte et la valorisation de l’urine, j’ai déjà publié d’autres articles que voici:

  • Ici pour une synthèse et la présentation de mon matériel
  • Ici pour un projet concret
  • Ici pour une astuce utile à ceux qui veulent moins se fatiguer et ont un bon réseau d’eau !

Sources

  • « Conseils Pratiques pour une Utilisation de l’Urine en Production Agricole », Stockholm Environment Institute, EcoSanRes Series, 2009-1, ouvrage collectif. Publication téléchargeable depuis www.ecosanres.org
  • L’Urine, de l’or liquide au jardin – Guide pratique pour produire ses fruits et légumes en utilisant les urines et composts locaux, par Renaud de Looze, édition Terran, 2018
  • « Vivre avec la terre », de la ferme du Bec-Hellouin, par Charles et Perrine Hervé-Gruyé, Editions Acte Sud
2020, Natura-lien fête ses 3 ans

2020, Natura-lien fête ses 3 ans

En cette nouvelle année, nous avons souhaité vous exprimer nos vœux d’amour et de joie à notre façon. Plus précisément, c’est l’occasion de faire le bilan ; regardons le chemin parcouru.

Pour en voir un résumé, voici une carte mentale de cet article :

Au début : un jardin et une vision

Tel que nous l’avons inscrit dans notre histoire, tout a commencé à la création d’un jardin partagé. Puis peu à peu, des gens ici et là ont senti que le jardin n’était qu’un prétexte à quelque chose de plus globale…Nous avions pris conscience que pour bâtir une société soutenable et épanouissante, il fallait nourrir l’estomac, mais aussi l’esprit et le cœur de chacun, prendre soin de la terre et en même temps de l’« être-ensemble ».

Depuis, cette vision s’est confirmée : Notre fonctionnement tout entier repose sur ces valeurs inspirées par la Permaculture.

jardin de villamont en plein jour, un jour ensoleillé du printemps
Le jardin d’où nous sommes né.

Construire le pouvoir d’agir ensemble

Au gré des rencontres et des alliances, nous avons constaté une volonté commune autour de ces valeurs. D’ailleurs, voici une liste non-exhaustive d’amis et partenaires avec qui nous avons partagé :

  • Protection Judiciaire de la Jeunesse
  • Plusieurs écoles primaires et lycées de Béziers
  • L’agglo Béziers-Méditerranée
  • la Médiathèque André Malraux à Béziers
  • la région Occitanie
  • le Conseil Départemental de l’Hérault
  • Le réseau Semeur de Jardins
  • Humus Pays d’Oc
  • Perm’acte
  • Etc.,

En trois ans, ce sont un peu plus d’une dizaine de projets et 150 animations (stages, conférences, ateliers). Et toujours dans l’idée de promouvoir la permaculture et les pratiques écologiques, en apprenant collectivement par l’action.

>> Vous souhaitez travailler avec nous : Nos prestations

Par ailleurs, dans notre recherche d’un « être-ensemble » sain, nous avons officiellement choisis la gouvernance partagée en sociocratie pour notre fonctionnement. En fait, nous souhaitons montrer qu’il est possible de créer des organisations efficaces, où le pouvoir est réparti équitablement et les besoins de l’individu respectés.

dessin au trait noir et blanc montrant des gens partager des choses

En savoir plus sur ce fonctionnement : guide de la gouvernance partagée

 2019 : une année pour prendre soin et faire le point

Cette année, nous avons apporté de nombreuses nouveautés et consolidé bien des choses, de manière discrète.

Tout d’abord, nous avons adopté des outils de communication favorisant le travail de groupe. En les expérimentant, nous avons pu conseiller d’autres entités sur ce chemin. Ensuite, nous avons mis en place de nouveaux ateliers autour de l’être-ensemble : Communication NonViolente, Gestion par consentement, Gouvernance partagée au sens large…

Mais il y a encore deux grandes nouveautés de cette fin d’année que nous sommes ravis de partager :

  • Un nouveau site internet collaboratif
  • Un mémoire de permaculture appliquée

Le site est celui que vous lisez actuellement. Depuis nos débuts, c’est environ 70 articles pédagogiques : guide techniques, retours d’expérience, présentations diverses! Nous aspirons à mettre en avant ce réseau de transition en mettant en lumière ses acteurs. Mais aussi en mettant à disposition cet outil à d’autres structures (associations ou entreprises).

Altertour à Béziers

vous souhaitez collaborer à ce réseau en apparaissant sur le site : contactez-nous

Quant à lui, le mémoire de permaculture appliquée, rédigé par un membre de l’équipe, retrace un chemin d’apprentissage à travers :

Puisse cet écrit inspirer et aider à la compréhension de cette démarche qu’est la permaculture.

Conclusion et Suite

C’est très heureux du chemin parcourus que nous arrivons à la conclusion. Désormais, un sentiment de cohérence et de confiance nous anime grâce à ces expériences et rencontres. Ainsi, nous continuons notre voie :

  • Promouvoir la permaculture et les pratiques écologiques
    • En développant des projets productifs, sociaux et écologiques
    • En apprenant collectivement par l’action
  • Co-dessiner un réseau en accord avec nos valeurs : soigner la terre, soigner l’humain, partager équitablement
  • Créer une économie locale qui intègre l’écologie en son cœur

Pour tendre vers une société soutenable et épanouissante, tous ensemble!


PS : un petit mot personnel

J’écris ces mots depuis l’hôpital où mon fils est né il y a deux jours. Quand je regarde la petite bouille d’ange de ce bébé, j’ai l’impression de voir la vie dans toute sa pureté, et je reste sans voix. Les larmes me viennent et tout à coup, j’ai envie que mon amour s’étende à tous les êtres, sans distinction aucune.

Si je n’échange point mon bonheur contre la souffrance d’autrui, je n’atteindrai jamais l’Eveil et même dans le monde je n’aurai nulle joie.

Shantidéva

J’espère du plus profond de mon cœur que nous continuerons à créer ensemble ce monde auquel nous aspirons. Merci à tous pour vos encouragements, votre engagement auprès de Natura-lien et auprès des autres. A bientôt!

Yan, pour Natura-lien, le 21 Janvier 2020.

Des nouvelles du jardin partagé d’Eric (Mare, serre)

Des nouvelles du jardin partagé d’Eric (Mare, serre)

“Concevoir en permaculture n’est jamais terminé! Ce processus s’inspire de la nature, qui jamais ne se fige.”

Des nouvelles du jardin partagé d’Eric et l’agenda des prochains mois

De Novembre à Mars prochain environ, nous rénoverons la serre, la mare, créerons un abri à bois, installerons des panneaux pour communiquer, terminerons le torchis des murs extérieurs, améliorerons l’aspect bioclimatique de la serre en optimisant l’aération… Nous changeons aussi de mode de semis pour passer aux plaques de semis, dont nous parlerons plus tard.

Nous serions heureux de vous compter parmi nous, si le cœur vous en dit!

Caractéristiques de la mare:

  • capacité de 5000 litres maximum
  • profondeur de 1 mètre
  • en forme de L, entourant la serre
  • installation de plantes oxygénantes et d’un vortex* pour l’assainissement.
  • mare artificielle (bâchée): la teneur en argile est trop faible, de l’ordre de 15 à 20% et le volume total d’eau risque de ne pas exercer une pression suffisante, tenir compte aussi de l’assèchement en été.
  • installation de canisses pour ombrager partiellement le côté sud de la serre
  • construction d’un petit pont auto-porté au milieu pour l’esthétique et la méditation

Il est à prévoir que cette mare s’assèchera presque complètement l’été, privilégier donc les espèces de rive (papyrus, sagittaires, phragmites, menthes etc…)

Vous avez envie de nous rejoindre pour œuvrer ensemble à ce jardin, c’est possible, envoyez nous un message ici.

Vous avez envie de nous rencontrez, c’est possible aussi ici pour commencer 🙂

*Le vortex est réalisé grâce à un seau alimentaire et du tuyau en polyéthylène d’irrigation. La combinaison du pattern de vortex et d’une pompe à eau permet l’oxygénation et la dynamisation de l’eau de la mare. Dans ce cas, il s’agit d’une toute petite pompe d’aquarium de 5w. Augmenter la puissance de la pompe serait plus efficace mais vu que nous ne sommes pas présent sur le site, la présente pompe peut tourner 24/24 sans causer de surconsommation.
Par ailleurs nous pouvons améliorer l’efficacité du vortex en adoptant un volume conique plutôt que cylindrique. Cela se vérifie en tournant à la main un pot en terre cuite conique rempli d’eau : le vortex se forme plus rapidement à énergie égale, son diamètre est plus grand et il met plus de temps à s’écouler.
Voir cette vidéo.

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