2020, Natura-lien fête ses 3 ans

2020, Natura-lien fête ses 3 ans

En cette nouvelle année, nous avons souhaité vous exprimer nos vœux d’amour et de joie à notre façon. Plus précisément, c’est l’occasion de faire le bilan ; regardons le chemin parcouru.

Pour en voir un résumé, voici une carte mentale de cet article :

Au début : un jardin et une vision

Tel que nous l’avons inscrit dans notre histoire, tout a commencé à la création d’un jardin partagé. Puis peu à peu, des gens ici et là ont senti que le jardin n’était qu’un prétexte à quelque chose de plus globale…Nous avions pris conscience que pour bâtir une société soutenable et épanouissante, il fallait nourrir l’estomac, mais aussi l’esprit et le cœur de chacun, prendre soin de la terre et en même temps de l’« être-ensemble ».

Depuis, cette vision s’est confirmée : Notre fonctionnement tout entier repose sur ces valeurs inspirées par la Permaculture.

jardin de villamont en plein jour, un jour ensoleillé du printemps
Le jardin d’où nous sommes né.

Construire le pouvoir d’agir ensemble

Au gré des rencontres et des alliances, nous avons constaté une volonté commune autour de ces valeurs. D’ailleurs, voici une liste non-exhaustive d’amis et partenaires avec qui nous avons partagé :

  • Protection Judiciaire de la Jeunesse
  • Plusieurs écoles primaires et lycées de Béziers
  • L’agglo Béziers-Méditerranée
  • la Médiathèque André Malraux à Béziers
  • la région Occitanie
  • le Conseil Départemental de l’Hérault
  • Le réseau Semeur de Jardins
  • Humus Pays d’Oc
  • Perm’acte
  • Etc.,

En trois ans, ce sont un peu plus d’une dizaine de projets et 150 animations (stages, conférences, ateliers). Et toujours dans l’idée de promouvoir la permaculture et les pratiques écologiques, en apprenant collectivement par l’action.

>> Vous souhaitez travailler avec nous : Nos prestations

Par ailleurs, dans notre recherche d’un « être-ensemble » sain, nous avons officiellement choisis la gouvernance partagée en sociocratie pour notre fonctionnement. En fait, nous souhaitons montrer qu’il est possible de créer des organisations efficaces, où le pouvoir est réparti équitablement et les besoins de l’individu respectés.

dessin au trait noir et blanc montrant des gens partager des choses

En savoir plus sur ce fonctionnement : guide de la gouvernance partagée

 2019 : une année pour prendre soin et faire le point

Cette année, nous avons apporté de nombreuses nouveautés et consolidé bien des choses, de manière discrète.

Tout d’abord, nous avons adopté des outils de communication favorisant le travail de groupe. En les expérimentant, nous avons pu conseiller d’autres entités sur ce chemin. Ensuite, nous avons mis en place de nouveaux ateliers autour de l’être-ensemble : Communication NonViolente, Gestion par consentement, Gouvernance partagée au sens large…

Mais il y a encore deux grandes nouveautés de cette fin d’année que nous sommes ravis de partager :

  • Un nouveau site internet collaboratif
  • Un mémoire de permaculture appliquée

Le site est celui que vous lisez actuellement. Depuis nos débuts, c’est environ 70 articles pédagogiques : guide techniques, retours d’expérience, présentations diverses! Nous aspirons à mettre en avant ce réseau de transition en mettant en lumière ses acteurs. Mais aussi en mettant à disposition cet outil à d’autres structures (associations ou entreprises).

Altertour à Béziers

vous souhaitez collaborer à ce réseau en apparaissant sur le site : contactez-nous

Quant à lui, le mémoire de permaculture appliquée, rédigé par un membre de l’équipe, retrace un chemin d’apprentissage à travers :

Puisse cet écrit inspirer et aider à la compréhension de cette démarche qu’est la permaculture.

Conclusion et Suite

C’est très heureux du chemin parcourus que nous arrivons à la conclusion. Désormais, un sentiment de cohérence et de confiance nous anime grâce à ces expériences et rencontres. Ainsi, nous continuons notre voie :

  • Promouvoir la permaculture et les pratiques écologiques
    • En développant des projets productifs, sociaux et écologiques
    • En apprenant collectivement par l’action
  • Co-dessiner un réseau en accord avec nos valeurs : soigner la terre, soigner l’humain, partager équitablement
  • Créer une économie locale qui intègre l’écologie en son cœur

Pour tendre vers une société soutenable et épanouissante, tous ensemble!


PS : un petit mot personnel

J’écris ces mots depuis l’hôpital où mon fils est né il y a deux jours. Quand je regarde la petite bouille d’ange de ce bébé, j’ai l’impression de voir la vie dans toute sa pureté, et je reste sans voix. Les larmes me viennent et tout à coup, j’ai envie que mon amour s’étende à tous les êtres, sans distinction aucune.

Si je n’échange point mon bonheur contre la souffrance d’autrui, je n’atteindrai jamais l’Eveil et même dans le monde je n’aurai nulle joie.

Shantidéva

J’espère du plus profond de mon cœur que nous continuerons à créer ensemble ce monde auquel nous aspirons. Merci à tous pour vos encouragements, votre engagement auprès de Natura-lien et auprès des autres. A bientôt!

Yan, pour Natura-lien, le 21 Janvier 2020.

Des nouvelles du jardin partagé d’Eric (Mare, serre)

Des nouvelles du jardin partagé d’Eric (Mare, serre)

“Concevoir en permaculture n’est jamais terminé! Ce processus s’inspire de la nature, qui jamais ne se fige.”

Des nouvelles du jardin partagé d’Eric et l’agenda des prochains mois

De Novembre à Mars prochain environ, nous rénoverons la serre, la mare, créerons un abri à bois, installerons des panneaux pour communiquer, terminerons le torchis des murs extérieurs, améliorerons l’aspect bioclimatique de la serre en optimisant l’aération… Nous changeons aussi de mode de semis pour passer aux plaques de semis, dont nous parlerons plus tard.

Nous serions heureux de vous compter parmi nous, si le cœur vous en dit!

Caractéristiques de la mare:

  • capacité de 5000 litres maximum
  • profondeur de 1 mètre
  • en forme de L, entourant la serre
  • installation de plantes oxygénantes et d’un vortex* pour l’assainissement.
  • mare artificielle (bâchée): la teneur en argile est trop faible, de l’ordre de 15 à 20% et le volume total d’eau risque de ne pas exercer une pression suffisante, tenir compte aussi de l’assèchement en été.
  • installation de canisses pour ombrager partiellement le côté sud de la serre
  • construction d’un petit pont auto-porté au milieu pour l’esthétique et la méditation

Il est à prévoir que cette mare s’assèchera presque complètement l’été, privilégier donc les espèces de rive (papyrus, sagittaires, phragmites, menthes etc…)

Vous avez envie de nous rejoindre pour œuvrer ensemble à ce jardin, c’est possible, envoyez nous un message ici.

Vous avez envie de nous rencontrez, c’est possible aussi ici pour commencer 🙂

*Le vortex est réalisé grâce à un seau alimentaire et du tuyau en polyéthylène d’irrigation. La combinaison du pattern de vortex et d’une pompe à eau permet l’oxygénation et la dynamisation de l’eau de la mare. Dans ce cas, il s’agit d’une toute petite pompe d’aquarium de 5w. Augmenter la puissance de la pompe serait plus efficace mais vu que nous ne sommes pas présent sur le site, la présente pompe peut tourner 24/24 sans causer de surconsommation.
Par ailleurs nous pouvons améliorer l’efficacité du vortex en adoptant un volume conique plutôt que cylindrique. Cela se vérifie en tournant à la main un pot en terre cuite conique rempli d’eau : le vortex se forme plus rapidement à énergie égale, son diamètre est plus grand et il met plus de temps à s’écouler.
Voir cette vidéo.

Guide de la Gouvernance partagée

Guide de la Gouvernance partagée

Vous vous intéressez à la gouvernance partagée et vous voulez explorer ses concepts pour la mettre en pratique, ou simplement par curiosité? Pour ce faire, nous avons créé un guide qui devrait vous aider, inspiré par un MOOC “gouvernance partagée” dont nous vous parlons ci-dessous.

Le Guide de la Gouvernance en quelques chiffres

articles

vidéos

documents pdf

Pourquoi ce guide de la gouvernance partagée ?

Premièrement, parce que chez Natura-lien, nous avons inscrit dans nos statuts un article s’inspirant de la sociocratie pour définir nos principes de gouvernance. Par ailleurs, certains de nos membres ont suivi le MOOC Gouvernance partagée. Donc, vu nos objectifs de pédagogie et de sensibilisation, nous l’avons synthétisé sous forme d’un wiki léger et accessible.


Licence

Le contenu pédagogique de ce guide a été créé par L’Université du Nous & l’Université des Colibris, sous licence CC-BY-SA. Notre valeur ajoutée est de proposer un format plus rapidement accessible et dynamique, sur le principe de Tiddlywiki.

Valoriser l’urine comme engrais

Valoriser l’urine comme engrais

Les deux documents de référence utiles à mes expérimentations pour apprendre à valoriser l’urine comme engrais sont le Guide de l’urine en production agricole ainsi que le livre “L’urine: de l’or liquide au jardin”, par Renaud de Looze.

Ce qui suit est tiré de ces ouvrages et de ma propre expérience, les essais sur les toilettes sèches ont eu lieu durant les années 2017 à 2019.

Pour mieux connaitre le contexte, voir Jardin de Villamont: Gestion de la fertilité.

Bordures et ressources

Les facteurs limitants sont les suivants, s’agissant de la fertilisation du jardin potager de notre résidence :

  • Pas de voiture ou camion pour transporter du fumier
  • Refus relatif d’acheter de l’engrais dans le commerce
  • Volume de compost produit par les quelques foyers alimentant le composteur de la résidence insuffisant pour fertiliser tout le jardin (on est soumis à la bonne volonté de chacun à ce niveau-là ce qui constitue une insécurité).
  • Absence d’animaux fertilisant le jardin
    • La parcelle fait 180m², ce qui est plutôt petit pour introduire des animaux.
    • L’introduction des animaux supposerait une gestion et l’implantation de structures, or une des contraintes du projet est de ne pas réaliser de travaux lourds.
    • L’acceptation des animaux par l’entreprise régissant la résidence semble de toute façon peu probable, je dis ça d’expérience.

Certains principes de permaculture suggèrent de voir les problèmes comme des solutions. En ce sens, la Méthodologie de design oppose les facteurs limitants (les Bordures) et les Ressources.

Pour fertiliser un jardin, une ressource toute indiquée dans un design sans animaux est l’urine humaine:

  • Nous en produisons qu’on le veuille ou non
  • C’est un déchet de notre activité métabolique
  • Elle est produite sur notre lieu de vie, assez proche du jardin qui aurait besoin d’être fertilisé
  • Elle est riche des nutriments majeurs des plantes (Notamment l’azote en grandes quantités, suivi du Phosphore)

Il est très important de noter ce qui suit:

  • L’urée est l’engrais le plus vendu au monde
  • Les plantes ont besoins de NPK pour pousser, or l’urine contient une quantité importante d’azote (N) ainsi qu’une quantité moindre de phosphore (P)
  • La majeure partie de ces deux éléments est vendue sous des formes fossiles par l’industrie agricole

Revaloriser l’urine comme engrais revient à valoriser une ressource renouvelable, qui plus est produite sur place, et respecte le principe “Ne pas produire de déchets” en bouclant un cycle naturel liant l’humain à la terre qui le nourrit.

En savoir plus sur les principes de la permaculture : voir cet article

Valoriser l’urine comme engrais : Inconvénients et mise en garde

L’urine est stérile et ne représente pas de danger sanitaire important dans des conditions d’hygiène aux normes françaises, ce qui n’exclue pas des risques possibles dans certains cas. Néanmoins quelques règles simples permettent de limiter drastiquement les faibles risques:

  • Stocker l’urine une semaine à minima
  • Attendre un mois avant de récolter après une fertilisation (si l’urine est utilisée pure ou peu diluée)
  • Porter des gants, lunettes et masque si la gestion de l’urine est collective
  • Eviter de mouiller le feuillage, veiller en fait à incorporer directement l’urine au sol

Les inconvénients possibles sont:

  • Mauvaise odeur possible selon la qualité du stockage et si l’application n’est pas faite directement au sol (l’odeur disparait en environ une journée chez moi, dans les pires conditions de chaleur et d’application)
  • Il vaut mieux prendre note des fertilisations pour éviter des surdosages
  • Moins pratique que de pisser dans de l’eau potable et d’appuyer sur un bouton…

Dans ce qui suit, je décris ma façon de récolter et stocker cette énergie qu’est l’urine.

Valoriser l’urine comme engrais : Données du projet

  • La production annuelle de notre foyer est d’environ 600 litres : 500L/an/personne, coefficient de présence de 60%
  • Apport d’urine pur accepté par les cultures sans risque environnemental ou biologique : 2L/an/m²
  • Surface du jardin + terrasse de l’appartement + terrasse végétalisée = 200m²
  • Nous produisons théoriquement 600 Litres, et nos cultures en accueilleront sans risque 400 Litres.

Voici les « trop-pleins » envisageables pour écouler l’excédent de production :

  • Espaces verts en dehors du jardin
  • Composteur en dehors du jardin
  • Toilettes à eau de l’appartement

La conclusion est qu’en théorie, nous disposons de l’infrastructure suffisante pour écouler notre production d’urine, transformant ce déchet en ressource.

Valoriser l’urine comme engrais : Historique des solutions mise en œuvres pour récolter et stocker l’urine

Premier essai

  • Petite commission : pisser dans des bouteilles
  • Grosse commission : toilettes sèches avec mélange des urines et des fèces
valoriser l'urine comme engrais
valoriser l'urine comme engrais
toilette toute simple avec quand même une extraction d’air.
Valoriser l'urine comme engrais
récolte de l’urine en bouteilles, de verre préférentiellement.

Problèmes:

  • Ne permet pas la récolte de l’urine à chaque fois puisque tout se mélange dans les toilettes en cas de grosse commission
  • Le mélange produit des agents pathogènes : danger sanitaire possible
  • responsable de « mauvaises » odeurs si on ne vidange pas rapidement

Nécessité donc de vidanger plusieurs fois par semaine les toilettes sèches, de manutentionner jusqu’à 10 kilos de bouteilles d’urine à travers l’appartement et le bâtiment, obligation de mettres les toilettes sèches sur la terrasse : nuisances et risques supplémentaires, ergonomie inadaptée…

Conclusion : j’abandonne régulièrement le système et perd donc une partie de l’énergie que je pourrais récolter…

Deuxième essai

  • Petite commission : pisser dans un bocal et stocker dans un réservoir
  • Grosse commission : Toilettes sèches avec séparation par bocal

Un pot en verre recueille l’urine, qui est vidé une fois par jour dans une dame-jeanne

  • Ergonomie médiocre et nombreuses manutentions: Perte d’urine, nécessité de tenir le pot pendant l’acte…
  • Plusieurs contenants : un pot pour le quotidien, et un plus gros réservoir pour stocker
  • Inutilisable par une femme

Conclusion : j’abandonne régulièrement ce système et ma compagne ne l’a jamais utilisé ; en revanche l’entretien et les nuisances diminuent drastiquement (1x/jour devient 1x/semaine voire 1x/quinzaine, sans odeur nuisible)

On observe que même fermé, l’urine se dégrade dans le réservoir par photo-dégradation…

Troisième essai

Toilettes sèches à séparation urine/fèces : utilisation de l’urine pour l’eau d’arrosage 1 bouteille de 1 litre pour un arrosoir de 10 litres

  • Multiples manutentions
  • Risque d’éclaboussure
  • Odeur désagréable de l’urine pure avant la dilution
  • Nécessité de nettoyer les bouteilles après éclaboussures
  • Refus des autres jardiniers de manutentionner une bouteille d’urine

Conclusion : a peine mieux que les essais précédents; je récolte plus d’urine qu’avant mais l’urine est parfois inutilisée, faute d’avoir une solution suffisamment ergonomique pour avoir envie de l’utiliser.

Quatrième essai

  • Utilisation de toilettes à séparation urine/fèces : atterrit directement dans un réservoir sans manutention
  • Dilution de l’urine dans l’eau par effet venturi grâce à un injecteur, ou en dosant manuellement (j’utilise en solution de secours un fût de 200L avec vanne de 1″, que je remplis d’eau et de 2 jerrycans de 5 litres d’urine pure, pour respecter un ratio de 1/20 en fertilisation pendant la culture)
  • Distribution de cette eau enrichie au jardin par arrosage (privilégier d’arroser le sol directement et éviter l’arrosage en pluie fine pour limiter la dégradation de l’urine au contact de l’oxygène de l’air)

Pour plus de détails, voir http://natura-lien.fr/#Pissotière fertile ou la revalorisation totale de l’urine.

Valoriser l'urine comme engrais
Combo toilettes sèches à séparation (à droite) + réservoir d’urine (à gauche)
Valoriser l'urine comme engrais
l’épaisseur du bois est calculée pour que les Outres de type Vitop, très utilisées pour le vin, soit installable sans outil ni travail du bois
Valoriser l'urine comme engrais
achat de contenant plus grand, solides, ergonomiques
Valoriser l'urine comme engrais
un fût situé en contrebas de la terrasse, directement dans le jardin, peut être rempli d’eau pour y diluer deux contenants comme ci-dessus

Positif:

  • Contact minime voire inexistant selon le mode de distribution
  • Facilite le stockage sans nuisance de l’urine
  • L’ergonomie est celle de toilettes classiques
  • Dilution automatique ou manuelle: deux moyens de distribution de l’engrais pour une fiabilité accrue du mélange, pour le bonheur des cultures (Une fonction est assurée par plusieurs éléments).

Négatif :

  • Oblige à quelques achats
  • Demande un certain temps de mise en œuvre
  • Nécessite la mise en place d’un système de tuyaux pouvant induire une nuisance visuelle
  • Pas de système de trop-plein « automatique » : si le niveau atteint le maximum, on est obligé d’intervenir

Intéressant :

  • Facilité d’utilisation accrue plus simple d’intégrer des personnes à la démarche
  • L’effet venturi repose sur des principes physiques ; de fait, utiliser cette technologie est écologique et fiable. Les lois de la physique ne tombent pas en panne.
  • La chaleur dégage de la chaleur issue de notre métabolisme, dans des systèmes à grande échelle tels une résidence, un chauffage central pourrait se coupler au système accueillant l’urine

Conclusion

Plusieurs essais ont été nécessaires pour appréhender la gestion de l’urine et des toilettes sèches, de plus dans un contexte collectif et en appartement. Mais après quelques mois l’usage devient habituel, et la majeur partie de mon urine et de mes fèces retournent à la terre qui m’a nourrit.

Aujourd’hui je parviens à utiliser quotidiennement des toilettes sèches en appartement sans générer de nuisance pour les membres de mon foyer, et je trouve l’ergonomie suffisante pour m’habituer à tout le temps utiliser le système.

Je crois que l’installation d’un tel système respecte un grand nombre de principes en permaculture: nous stockons une énergie, qui plus est renouvelable pour l’utiliser dans un petit jardin intensif ; De fait, nous transformons un déchet en ressource, grâce à un système intégré (récolte/stockage/distribution).

C’est à mon sens faire beaucoup avec très peu. Cerise sur le gâteau, Le système est principalement auto-constructible, fonctionnant par basse pression et par gravité…Tout bénèf’! ( ͡~ ͜ʖ ͡°)


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