Afin de juger de l’intérêt des déplacements doux sur notre vie, je traiterais dans cet article notre façon de nous déplacer au quotidien et l’impact que cela a sur notre vie.

En effet, je me suis questionné lors de la lecture du livre « No Impact Man », de Colin Beavan, un américain vivant à New York, ayant relevé le défi de réduire pendant un an son empreinte environnementale (drastiquement !).

photo de couverture d'un livre montrant un couple marchant dans un parc avec leur fille de 5 ans
Pouvez-vous sauver la planète sans rendre votre famille folle?

Un passage sur les transports m’a particulièrement intéressé :

Selon l’Institut de veille sanitaire, un adulte américain passe […] deux fois plus de temps que le père de famille américain moyen n’en passe avec ses enfants. Soit, faites le calcul, l’équivalent d’un peu plus d’une journée de travail de huit heures par semaine. […] nous autres Américains passons l’équivalent de presque cinq mois de travail par an à rouler en voiture ou à bosser pour payer le coût de nos autos. […] Même si vous n’avez pas de voiture, des recherches ont montré que plus il y a de circulation dans la rue où nous habitons, moins nous avons d’amis, parce qu’à cause de la circulation, nous passons moins de temps dans notre quartier.

No impat man, Colin Beavan

De fait, la question du transport dans notre vie implique celle de notre lien avec autrui. C’est inconscient, mais le fait de nous déplacer en quête de lien social peut au contraire nous isoler. Tout dépend du mode, de l’échelle d’action, du lien que l’on choisit d’entretenir…

Déplacement doux : les intérêts

Ainsi, je vais continuer sur la lancée de Colin Beavan et parler voiture :

  • 40 % des trajets quotidiens en voiture font moins de 2 km
  • chaque jour un français consacre 16 euros à sa voiture.
  • Autrement dit, 5 705 € par an pour une voiture essence et 7 687 € pour une diesel.
  • Aussi, l’automobiliste français parcourt en moyenne 10.000 km par an.

Ainsi, privilégier les déplacements doux pour les “trajets courts” représenterait donc environ 4000 kilomètres. Cela occasionne une activité physique certaine, donc moins de surpoids, et de facto une meilleure estime de soi. A fortiori donc, un taux de maladies cardio-vasculaires non négligeable peuvent être réduites, voire évitées, sans parler de la sérénité acquise : moins de stress en vélo ou à pied, essayez pour voir!

De plus, les déplacements doux modifient notre regard au temps qui passe, on anticipe ses voyages différemment. On peut finir par moins arriver en retard en vélo qu’en voiture ! Cela peut éviter du stress supplémentaire.

Par ailleurs, l’environnement proche se trouve amélioré : moins d’émission de polluants, moins de bruit, moins d’odeur, donc moins de maladies.

Généralement moins de kilomètres parcourus : c’est potentiellement plus de temps pour des activités proches de chez soi, avec ses voisins par exemple ; potentiellement donc plus de rencontres locales, et cela brise le cercle vicieux des contacts sociaux longue distance

Tout cela est à prendre avec discernement : certains roulent beaucoup en voiture mais ne souffrent pas de surpoids, ni de pauvreté. Par ailleurs nos contextes de vie influencent nos modes de déplacement, il n’est pas question de le nier.

Pour résumer, un lien social est sain grâce à la santé financière et physique des individus, entre autres. Quand on lit ci-dessus le coût financier et sanitaire de la voiture, il me semble légitime d’affirmer que c’est un outil à double tranchant. Toute médaille a son revers…

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un velo cargo de marque Omnium avec une remorque rouge derrière transportant une grosse caisse noire
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Les transports en commun

Et le transport en commun ? Est-ce un déplacement doux? Eh bien pas forcément : construire et utiliser un bus sont coûteux en énergie; c’est le nombre d’utilisateurs qui fait la différence. Parfois, nous voyons le transport en commun d’un mauvais œil, préférant rester dans notre voiture. Mais cela est un facteur d’isolement, pouvant ternir notre vie, alors que s’ouvrir aux autres peut être difficile, mais salutaire. En ce sens, le transport en commun est un outil d’amélioration environnemental et social réel. Il suffit de s’en servir.

Malgré tout, les transports en commun peuvent ne pas être vecteurs de lien social; voyez la donnée suivante : Plus une zone est dense, moins on utilise de voiture. Concrètement, 1/8 déplacement à Paris 9/10 dans la périphérie des petites villes, selon le Commissariat général au développement durable. Pourtant, je ne crois pas que les transports en commun dans les grandes agglomérations soient l’assurance d’un lien social enrichissant…Mais il y des impacts indirects : plus de voiture, c’est plus de pollution, donc de maladies, et aussi plus d’individualisme. On en revient à l’impact du transport sur la santé, l’argent, et donc le lien social.

Conclusion sur les déplacements doux

A l’heure des échanges à grande vitesse par réseaux informatiques, nous ressentons parfois d’autant plus d’isolement dans le monde «réel», les déplacements doux permettant une amélioration notable. Aller chercher le pain à pied est un classique. Mais on peut aller plus loin : faire ses courses en vélo, aller en ville en bus, favoriser le co-voiturage…

A tout moment, il est utile de questionner son mode de déplacement : puis-je faire autrement ? Sinon, puis-je lier l’utile à l’agréable et porter quelque chose à quelqu’un; en résumé, essayer de transporter mieux ?

Le transport est une facette importante de notre vie, et chaque kilomètre parcouru peut la changer. Qui sait, vous pourriez rencontrer l’amour de votre vie au détour d’une course à vélo ?

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